2 mai 2016 | Peter Harris | 0 commentaires

Aimez l’endroit où vous vivez !

J’aurais souhaité commencer à discuter de la manière dont nous pourrions aborder… ce que nous appellerons pour l’instant « la protection de la Création ».

Miranda et moi avons été grandement bénies en lisant le merveilleux commentaire d’Ellen Davis intitulé : « Proverbes, ecclésiastes et le Cantique des cantiques ». C’était donc un grand privilège que d’intervenir à ses côtés au séminaire sur La Bible et l’environnement, tenu par l’Académie des sciences sociales, à Shanghai, en novembre dernier. Nous en avons profité, au cours des nombreuses conversations que nous avons eues avec elle pendant les repas, dans le bus et dans le train, pour lui demander d’adapter sa pensée profondément biblique à un langage qui illustrerait de la manière la plus juste l’œuvre d’A Rocha et de ceux qui œuvrent à la protection de la Création aussi bien chez eux, au travail ou dans les champs, mais aussi dans leur relation avec ce bon vieux monde matériel que notre Seigneur a créé.

Le terme « gouvernance environnementale » n’est pas biblique, et bien que l’expression « protection de la Création » soit actuellement communément acceptée, elle a comme toutes les expressions, ses limites. De toutes les façons, nous aurons sans cesse besoin d’une kyrielle d’expressions et de mots, car il existera toujours une expression qui sera plus adaptée qu’une autre. D’où le fait que Jésus ait enseigné sur le Royaume de Dieu en utilisant “diverses paraboles”.

Miranda Harris et Ellen Davis au séminaire de la Bible et de l’environnement à Shanghaï

Miranda Harris et Ellen Davis au séminaire de la Bible et de l’environnement à Shanghaï

Durant ce séminaire, Ellen a indiqué que les personnes œuvrant pour la protection de la Création font partie d’une chorégraphie inspirée par le Créateur. Cependant, cette image peut sembler quelque peu spirituelle et artistique pour les hommes d’affaire avec lesquels je travaille! Aussi le lendemain soir, en attendant de prendre le train à la gare de Nanjing, elle s’est efforcée de modifier certaines de ses notes et nous en avons profiter pour nous promener et en discuter de plus belle. La gare étant plus vaste que n’importe quel terminal d’aéroport de ma connaissance, nous disposions de suffisamment d’espace pour nous promener tranquillement!

Lorsque notre conversation prit fin, le terme qui semblait le plus adéquat pour décrire la nature même de la mission d’A Rocha était « le jardinage ». Vous vous souvenez peut-être du tweet de Margaret Atwood à ses six cent mille abonnés lorsqu’elle leur dit qu’elle avait trouvé les « jardiniers de Dieu » lors de la première rencontre avec Markku et Leah Kostamo d’A Rocha Canada.

Cette image de nous en train de jardiner nous rappelle que c’est Dieu qui nous fait grandir et notre mission est d’y contribuer. Jardiner, même dans une Création en souffrance, est un travail dur mais gratifiant, qui donne du repos aussi bien à notre âme qu’à notre corps. Il s’agit en effet d’une œuvre dans laquelle nous récoltons les fruits mais nous percevons aussi la frustration. Malgré cela, lorsque nous cultivons la terre (c’est apparemment grâce à la culture de la terre que le Brésil bénéficie d’une forêt tropicale à la biodiversité si variée) nous coopérons avec notre bien aimé Créateur qui lui seul donne toutes les conditions adéquates pour produire ce que nous désirons.

Quel que ce soit le nom que nous donnons à notre travail, qu’il s’agisse du jardinage, de la préservation de la terre ou encore de la conservation de la nature, nous avons besoins de prier Dieu, et de lui demander de nous aider à être fidèle à cette Création bénie mais aussi reconnaissants. Nous ne devons pas nous laisser abattre par l’effervescence et la fragilité de notre nature.

Pourrions-nous entamer un débat sur la meilleure façon de décrire notre tâche et de prendre conscience de la manière dont nous nous exprimons à ce sujet ?

N’hésitez pas à me faire savoir si vous avez de nouvelles descriptions en tête. Certains d’entre nous travaillent en anglais, mais dans les autres langues, et particulièrement le chinois, les mouvements émergents portant sur la protection de la Création ont besoin de trouver un nouveau langage. Nous avons besoin d’un vocabulaire riche et varié, qui soit pour nous une véritable source d’inspiration et de soutien.

J’aime assez l’expression « aimez l’endroit où vous vous trouvez » car il s’agit là d’un appel à l’action, mais il se peut qu’elle soit déjà utilisée!

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Traduction : Patricia Roth / Catherine Pizani

Catégories: Réflexions
Mots clés: Chine Ellen Davis endroit
Sur Peter Harris

Peter et Miranda s’ont déplacé au Portugal en 1983 pour établir le premier centre d’études sur le terrain d’A Rocha. Ensemble avec leurs quatre enfants, ils vivaient au centre depuis douze ans jusqu’en 1995 lorsque le travail a été consacrée à un leadership national. Ils ont ensuite déménagé à établir le premier centre A Rocha France près d'Arles, et y ont vécu jusqu’en 2010, assurant la coordination et dirigeant le mouvement mondial en croissance rapide. Ils sont maintenant de retour au Royaume-Uni où ils soutient la famille A Rocha dans le monde entier tout en étant plus proche de sa famille, et non moins leurs petits-enfants. Leur histoire est racontée dans Under the Bright Wings [Sous les ailes lumineuses] (1993) et Kingfisher’s Fire [Le feu du martin-pêcheur] (2008).

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